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Ici la voix #0 – Mes doublages + FAQ

Lou Howard nous livre son parcours dans son métier de comédien de doublage.

 

Là l’autofocus, il va bien, tu vas bien !

Salut les p’tits déglingos, comment allez-vous ?

Ceci est l’introduction, l’épisode zéro ou, autrement dit le pilote d’un tout nouveau format que je sors sur cette chaîne, ça s’appelle (ah ça va pas non, t’es un malade toi !), ça s’appelle : ici la voix.

Un peu mystérieux comme petit titre.

Dans « ici la voix », je vais rencontrer des comédiens, des comédiennes, des directeurs et directrices artistiques qui officient dans le milieu du doublage.

Ben ouais, ça claque mon pote !

On est tous et toutes fascinés par ce milieu et je crois que c’est le moment de mettre un petit peu de lumière dessus. On a tous et toutes grandi avec ces voix qui ont bercé notre enfance, que ce soit dans des films d’animation ou dans des longs-métrages en capture réelle.

Et ça me tient particulièrement à cœur parce que c’est un métier que je fais depuis que je suis enfant et que j’aime très fort.

Donc, quoi de mieux pour cet épisode d’introduction finalement que de parler de mon expérience de doublage ?

[Musique]

Partie 1 : Mon expérience du doublage

Ici la voix, mes doublagesJ’ai commencé assez jeune, j’ai doublé énormément de tout petit rôles.

Je ne vais pas faire la liste de tout ce que j’ai fait parce que ce serait un peu trop long et pas très intéressant.

Après, ce qui est assez marquant dans les personnages que j’ai pu doubler, c’est le personnage joué par l’actrice Elle Fanning.

Par exemple, j’ai pu la doublé dans un film qui s’appelle : Young Ones, dans un autre qui s’appelle About Ray et dans Maléfique en 2014.

Tu ne vois pas que c’est pour ça que je te déteste, ça te fait quoi d’entendre que ta fille te déteste. 
Je sais qui vous êtes, vous êtes ma bonne fée-ma marraine.
Je suis un mec avec des seins, j’ai le droit de me réapproprier ce que je veux.

En animation, j’ai fait une voix dans Là-haut, que vous connaissez sûrement mais aussi dans un petit dessin animé très cool qui s’appelle Eliot Kid et dans un autre qui s’appelle Miss Moon aussi.

J’étais aux côtés de Dorothée Pousséo et d’Anaïs Delva et c’était le fire.

Moi, Miss Moon je l’appelle Moony, elle est toujours prête à jouer avec moi. Allons-y capitaine.

Et en ce moment, je suis sur une série Netflix, que j’adore, qui s’appelle Good Girls. Et je joue un personnage absolument adorable qui s’appelle Sadie Marks. Et qui est jouée par Isaiah Stannard que j’adore.

Comment ça se fait que tu sois aussi génial. Parce que je ne me trimballe pas en Porsche.

Je vous ai demandé de m’envoyer des questions sur le doublage via l’outil Instagram. Voici mon compte Insta qui s’affiche juste ici (lou_howard). Et vous avez été plus d’un milliard… Non je rigole ! Vous m’avez posé un max de questions et je propose qu’on y réponde, tout de suite, là, maintenant, là là là, maintenant, tout de suite…

 

Partie 2 : Les questions

Comment as-tu commencé le doublage ?

Eh ben, j’ai commencé le doublage à l’âge de six ans en faisant un tout petit rôle dans le film Frère des ours, que vous connaissez probablement, qui est sorti en 2003.

Ma maman fait du doublage depuis très longtemps, depuis trente ans, je crois. Et une amie à elle, qui est directrice de plateau avait besoin d’enfant pour faire des petites voix dans le film. Et ma mère a dit : bah, je vais demander à ma fille si elle est d’accord. Elle m’a demandé, j’ai fait OUI.

Ensuite, ma maman m’a dit ça ta plu, est ce que tu veux continuer ? J’ai fait OUI.

Moi je me demandais si le plus dur c’était le jeu ou essayer d’être synchro. Alors, comme ça, je dirais le plus dur, c’est le jeu.

Pourquoi ?

Parce que la synchrone en soi, oui, c’est important par exemple dans des séries où on doit aller très vite, où il faut être le plus efficace possible.

Parce qu’en effet, la difficulté avec le jeu, c’est que tu as moins de liberté quand tu fais du doublage, parce que tu es derrière un micro dans un espace un peu clos et que t’as pas du tout le contexte de jeu que peut avoir l’acteur ou l’actrice au départ.

De gérer à la fois le fait de jouer par-dessus quelqu’un et le fait d’être synchrone.

 

Les principales contraintes du doublage et les aspects relou ?

La contrainte, c’est que très souvent (ce n’est pas toujours le cas), mais très souvent, tu ne sais pas à l’avance ce que tu vas doubler.

C’est à dire qu’on t’appelle et on te dit : ouais, t’es dispo – tel jour – machin…

Il y a plusieurs raisons à ça : souvent la confidentialité fait que pour éviter que les films fuitent, on change le nom du film et on ne te dit pas ce que c’est à l’avance.

Tu découvres ce que tu vas doubler.

Il y a aussi la dimension aléatoire de ce métier. Par exemple, une actrice que tu as doublé une fois et t’es jamais sûr que tu vas la retrouver, parce qu’il y a plusieurs personnes qui ont leur mot à dire quand un film va être doublé : les distributeurs, les directeurs artistiques, les chaînes (si ce sont des chaînes de télé) et toutes ces raisons-là font que c’est pas parce que tu as doublé une actrice une fois que tu vas nécessairement devenir sa voix officielles.

Il n’y a pas trop de règles pour ça malheureusement. Et enfin comme dans tous les métiers artistiques, la difficulté, c’est que ça peut s’arrêter du jour au lendemain.

Tous les métiers peuvent s’arrêter du jour au lendemain, néanmoins en doublage, c’est un peu bâtard parfois. Parce que, imaginons qu’une actrice que tu suis sur une série depuis cinq saisons, tout à coup décide d’arrêter parce qu’elle s’est engueulée avec le producteur ; ben t’es dans la merde ! Tous ces métiers qui sont un peu instables, c’est comme ça. C’est la vie.

 

Est ce qu’il y a d’autres sons qui sont changés, par exemple les bruitages ?

Et non, comment dire, la version originale qu’on appelle VO, est toujours accompagnée de la VI, la version internationale, c’est-à-dire tous les bruitages, justement les petits tapotements, les petits frottements de vêtements et tout ça ; qu’on va entendre dans le film qui est disponible sur une piste séparée sans les voix. Et donc, c’est pour ça qu’en doublage, on ne rajoute pas de bruitages, on rajoute juste les voix.

 

Qui dirige un doublage ?

Les personnes qui dirigent une séance de doublage sont appelées directeur ou directrice artistique. C’est des gens qui sont comédiens et comédiennes, qui continue de jouer ou pas ; ça arrive que certains directeurs artistiques arrêtent leurs carrières d’acteurs pour se consacrer uniquement à la direction et leur rôle est super important.

C’est eux qui vont te diriger, donc te donner les intentions de jeu sur les scènes. C’est eux qui ont vu tout le film en entier et toute la série en entier, avant de se mettre au travail. C’est eux qui font les plannings aussi, qui vient à telle heure, etc. Et c’est parfois eux qui ont leur mot à dire lors du choix d’un acteur, mais ce n’est pas toujours le cas. Encore une fois, c’est assez aléatoire.

Attention, on ne dit pas “doubleurs”. Alors, oui, on ne dit pas doubleurs je sais, c’est chiant, vous allez vous dire, mais qu’est ce qu’elle nous fait chier l’autre-là à nous dire oui on ne dis pas ça, on dis ça gningnin peut-être qu’on s’en bat les couilles avec sa vidéo de merde là ; putain ça me fait chier ce genre de truc de mer…

Les gens qui font du doublage, c’est des comédiens et ce n’est pas des doubleurs. C’est des comédiens, c’est-à-dire que leur métier c’est de jouer, on dit comédiens de doublage en fait. Bah oui parce que si vous dites doubleurs, un comédien de doublage, c’est comme si vous disiez d’un boulanger, un faiseur de pain. Tu veux du pain. Donc maintenant, vous savez qu’on dit comédien ou comédienne de doublage.

 

Comment se passe l’adaptation d’une série étrangère ?

Alors en tant que comédienne, je ne connais pas exactement toutes les étapes de l’adaptation, mais tout ce que je sais, c’est que les adaptateurs reçoivent le film et ont pour mission de l’adapter.

Pourquoi traduire et adapter, ce n’est pas pareil ?

Parce que l’adaptation en doublage est très importante pour des questions de labiale. Quand un comédien ou une comédienne s’exprime dans une langue étrangère, ses lèvres vont faire des petits mouvements comme ça… Qui ne sont pas du tout les mêmes que ceux de la langue française. Et le travail de l’adaptateur, ça va être d’adapter le plus possible le sens de la phrase à la labiale.

Exemple, si jamais en anglais un comédien fait Hi ; vous ne pouvez pas dire : Bonjour ; ça ne marche pas du tout. Vous allez plutôt choisir un Hey ou un Salut. C’est déjà mieux !

 

Les techniciens sont-ils importants dans le doublage ?

Oh que oui, les ingénieurs du son sont un peu les petits magiciens du doublage, c’est-à-dire que c’est eux qui doivent gérer les niveaux sonores pendant que tu parles. Parce que par exemple, dans une scène, je peux très bien parler à ce niveau-là et tout d’un coup faire ahhhhhh. Ça va être à l’ingé son de gérer ce moment-là, pour pas que ça sature. Et c’est aussi l’ingé son qui te sauve la vie quand t’es pas en place, quand t’es trop long, quand t’es trop court. C’est un peu des magiciens quoi !

 

Pour quand un doublage avec Sofyan ?

Sofyan, c’est quand tu veux !

 

Les acteurs de doublage apprennent-ils plein de langues pour se doubler eux-mêmes ?

A ma connaissance, pas vraiment. D’où, le fait qu’il y ait du doublage sinon si les acteurs apprenaient pleins de langues pour se doubler eux-mêmes, ben il n’y aurait pas besoin d’embaucher d’autres acteurs pour les doubler. Tu as compris ? Sauf dans certains cas où, par exemple, des acteurs français sont amenés à jouer en anglais, très souvent c’est eux qui se doublent.

 

Comment se fait le choix de l’acteur : ressemblance physique ou tonalité de voix ?

Le choix de l’acteur de doublage se fait exclusivement à la voix parce que le physique importe peu. Par exemple, des acteurs blancs peuvent doubler des acteurs noirs, des acteurs noirs peuvent doubler des acteurs blancs ; des femmes peuvent doubler des hommes, surtout des petits garçons. En vrai, ça importe assez peu toutes ces différences physiques.

Mais d’une certaine manière, le physique peut influencer la voix. Par exemple, la carrure, c’est un personnage qui est très carré, très musclé, il va avoir une voix comme ça là, qui résonne ici. Et très souvent, on se rend compte que l’acteur qui a été choisi pour le doubler lui ressemble. Et ça, c’est assez marrant.

 

Eh bien, je crois que cet épisode d’introduction est terminé.

Merci beaucoup d’avoir regardé cet épisode pilote de ICI LA VOIX.

On se retrouve très vite pour prendre un maximum de plaisir dans la vie et n’oubliez pas de vous hydrater ; mort au capitalisme [Musique]


 

ICI LA VOIX #1

Épisode 1 : Dominique Valleé :

Coucou les petits déglingos !

On se retrouve pour ce premier épisode de ICI LA VOIX LE PREMIER. Et je suis avec ma maman Dominique Vallée.

Oui, c’est moi !

Et on va parler de quoi aujourd’hui maman ?

De doublage !

Je vais te poser des questions. On va discuter un peu de ton métier, un peu de ton parcours. On est parti pour que je te pose des petites questions ?

D’accord, vas-y !

Super, je vais t’appeler Dominique, durant cet entretien ;

Ça va me faire bizarre !
e
Dominique !!!

Dominique, j’ai déjà une question d’ordre technique, ou je vais t’appeler maman, car à chaque fois, tu vas faire !!!

Pourquoi on ne dit pas doubleur ?

Parce que doubleur n’est pas un métier. Quand on fait du doublage, on est comédien, on est acteur ; on ne peut pas s’appeler doubleur parce que ça n’existe pas. Il faut être comédien pour pouvoir faire du doublage.

Tout à fait, et du coup, c’est ça que tu dirais à quelqu’un qui dit moi, j’ai trop envie de faire du doublage ?

Alors je lui dis qu’il faut déjà être comédien.

Voilà !

Parce que tu ne peux pas faire du doublage sans avoir joué la comédie, c’est impossible. Après, il y a le côté technique qui s’acquiert très facilement. Et jouer la comédie, c’est un métier.

 

Comment tu es arrivée dans ce milieu ?

Alors j’étais comédienne de théâtre et de cinéma. J’étais au café de la gare dans l’équipe de Romain Bouteille, avec Patrick Dewaere, Sotha, Henri Guybet, Miou-Miou, Coluche – bon eux, ils étaient déjà partis, mais ils venaient nous faire des petits coucous.

J’ai tourné quelques films au cinéma, à la télé et j’ai rencontré des gens qui faisaient du doublage et c’est de la cooptation en fait. Et à l’époque, il y en avait très peu de comédiens de doublage.

Il y avait aussi assez peu de films, de téléfilms, beaucoup moins que maintenant. Ce comédien m’a présenté dans une boîte, c’était chez Barclays, j’ai commencé comme ça.

Donc, j’ai appris sur le tas, mais vraiment quoi, c’est-à-dire que je suis arrivé, je n’ai même pas passé d’essai, rien… On m’a dit voilà, tu regardes, ça se passe comme ça ; maintenant à toi !

 

C’était perçu comment, à l’époque, ce métier ?

Alors les comédiens qui n’en faisaient pas, ne voulaient pas en faire, parce qu’ils trouvaient que ça ne faisait pas partie du métier de comédien. On me disait qu’on faisait du doublage, mais aussi du théâtre, du cinéma, enfin tout ça…

Quand tu es comédien de doublage, souvent, tu ne fais pas que ça, c’est assez rare, tu fais plein d’autres trucs.

Oui, oui, tu fais d’autres choses : tu joues, tu chantes, tu danses… bien sûr. Et puis, il y en a qui ne veulent faire que ça aussi ; qui ont été voir un peu partout et puis se sont arrêté à ça parce que ça leur convient parfaitement, ce qui est mon cas.

 

Et pourquoi toi, tu t’es dit : c’est mon truc, c’est pour moi ?

J’aime beaucoup le théâtre vraiment, et puis ça fait un moment que je n’en ai pas fait. J’aime beaucoup le rapport avec le public, ça, c’est merveilleux. Mais j’ai horreur de la caméra, en fait.

Le truc-là ?

J’ai trouvé ma voie ! #gag

C’est quoi les voix les plus connues que tu aies faites ?

Piper dans Charmed,

Ce n’est pas compliqué, j’en ai marre parce qu’il n’y a plus de saisons merde !

Puisque c’est comme, ça, je me casse, salut !

C’est quoi déjà le sort ? Abracadabraaa ehhh il y a Eric Antoine dans le salon.

Tu as fait du jeu vidéo ?

J’ai fait beaucoup de jeux vidéo : Star Wars, depuis dix ans maintenant, c’est The Old Republic.

 

Tu suis l’actrice Elizabeth Mitchell aussi ?

Alors Elizabeth Mitchell dans Lost, qui faisait Juliette. Et Kristin Bauer, que j’adore parce qu’elle est folle, j’adore cette femme. Je l’ai doublé pendant presque sept ans dans True Blood, Pamela, un vrai bonheur.

On est bien là les pieds sur la table. [Musique]

J’adore tes dents !

 

Et c’est elle que tu as eu la chance de rencontrer ?

Et je l’ai rencontré en convention.

 

Comment on double un film, qu’est ce qui se passe ? Tu arrives sur un plateau, c’est quoi, une journée type ?

Tu arrives le matin, si tu es convoqué le matin. Et là, ton directeur artistique ou directrice artistique explique le film brièvement. Puis tes scènes, s’il y en a très peu, il t’explique vraiment juste ce qui se passe avant et après. Si tu as un rôle important évidemment, elle essaie de tout raconter.

 

Parce qu’on ne voit jamais les films avant ?

Jamais jamais ! Pour certains longs-métrages ça arrivait, et puis depuis, il n’y a plus de temps, plus d’argent, plus….

 

Donc, c’est aussi à toi de t’adapter ?

Voilà, il faut s’adapter, il faut être à l’écoute. Il faut comprendre tout, tout de suite. On te montre ta première scène, en version originale. Si on a le temps, on te la montre une deuxième fois. Si c’est un long-métrage, on peut te la montrer une troisième fois, une quatrième fois. Mais si c’est une série, un dessin animé, on y va, pas le temps et après, tu enregistres.

Donc, bah, tu te lances ! Si tu as la chance d’avoir des partenaires avec toi, chacun joue en même temps au micro.

Mais, maintenant ça se fait de moins en moins, on est souvent seul. Parce que Netflix, par exemple, demande à ce que chacun soit sur une piste.

Parce que c’est plus facile techniquement après ?

Voilà, pour faire le mixage.

J’ai …j’ai perdu mes chaussettes voilà, voilà ce qui se passe !

C’est une catastrophe pour moi, je les adorais ; je ne comprends pas, c’était dans mon sac ; j’ai retrouvé ce vieux gant pourri.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? C’est comme ça !

Non mais je n’arrive pas à y croire, c’était ma chaussette préférée.

 

J’aimerais revenir sur une partie de ta carrière, que je trouve assez géniale.  J’ai une question pour toi maman. Comment on double un porn, comment on double un bon boulard ?

Un film X, on dit ma chérie.

Parce que tu as commencé aussi par ça ?

Oui j’en ai fait aussi, à l’époque où ça se doublait ; pour apprendre à lire et à regarder l’image en même temps, c’est très bien.

 

Pourquoi ça se doublait déjà, à une époque ?

Parce que les hardeurs ne sont pas comédiens. Souvent, ils étaient d’origines différentes, avec un accent. Ils ne parlaient peut-être pas français, donc on n’entendait pas le son témoin. On ne lisait même pas avant, donc on se lançait et il ne faut pas croire, mais dans un film porno, ça parle. Donc je suis la voix de Clara Morgane.

Bon moi, j’ai vu quand même des trucs pas très rigolo. Ce n’était pas toujours rigolo, mais enfin, on riait beaucoup. C’était des super bons moments, on était une bonne équipe et on s’est bien marré. Maintenant ça ne se double plus parce qu’ils gardent le son témoin. Il paraît que c’est beaucoup plus excitant !

 

Tu as encore le trac même après 30 ans de métier ?

Un petit trac, c’est bien parce qu’après ça fait routine puis ça se sent. Tu arrives sur un plateau de doublage et là tu te rends compte qu’il y a la voix de Bruce Willis, la voix de Robert de Niro, la voix de Jack Nicholson. Et là, tu arrives, tu fermes les yeux, tu es au micro, il commence à parler, tu fais : ohhh je suis avec eux, c’est magique. C’est magique, mais ça me met la pression. Et du coup, bah, je bafouille ! Et il faut recommencer, mais je ne bafouille qu’une fois. Arrête de faire ta petite fan, c’est bon !

 

Est-ce que tu as des idées comme ça d’œuvre, genre de films, de séries, que tu as préféré doubler ?

Alors True blood, Lost aussi, surtout la dernière saison et les derniers épisodes.

Ce que je suis en train de faire en ce moment, mais je ne peux pas le dire !

Charmed, c’était super, ça a duré dix ans donc c’est vrai qu’au bout d’un moment, t’es un peu dans la routine. Il fallait se remotiver !

Et tu n’arrives pas à quoi ? Mais, dit Piper .

C’est pas compliqué quand même, ça se voit non ? Regarde ! J’arrive pas à être synchrone en fait, quand je parle, tu vois, c’est décalé.

Piper, il faut la doubler cette scène.

J’aime beaucoup faire des dessins animés aussi et je n’en fais pas assez. Et puis c’est un super exercice, tu composes vraiment là pour le coup. Si c’est un dessin animé français, il n’y a pas de voix, donc c’est toi qui crées la voix. Parce ce que quand même, le dire, on est dans l’ombre nous les comédiens qui font du doublage. Donc quand tu apportes vraiment quelque chose à un personnage de toi, ça fait du bien.

 

D’ailleurs en parlant d’ombre, toi tu fais pas mal de conventions en ce moment et c’est la première fois que tu t’exposes autant, enfin que t’exposes autant ce que tu fais et que tu rentres en contact avec les gens et c’est nouveau pour toi ?

C’est formidable ! J’y suis allé un peu en reculons, en me disant : mais qu’est-ce que je viens faire là, je ne me sentais pas à ma place, je ne comprenais pas trop en fait. Mais, en fait, c’est formidable !

Des gens viennent te voir, en te disant qu’ils t’adorent, qu’ils te suivent depuis très longtemps. Ils connaissent ton CV par cœur.

Ils m’ont même apporté des DVD de choses que j’avais enregistrée, que je ne m’en souvenais même pas. Et ils sont vraiment très gentils.

 

Tu as fait quelle convention ?

Alors j’ai fait la Paris Manga deux fois. J’ai fait Legendaria, série-fr bien évidemment que j’embrasse et puis Boum de Bing, Emmanuel un gros bisou.

On est à la lumière grâce à vous et ça, c’est vachement bien.

 

Des projets qu’on a fait ensemble ?

J’ai fait ta maman.

 

Oui, mais dans quoi ?

Avec Elle Fanning,

Ah bon ?

Oui bah bah j’ai fait ta mère dans Young Ones, sur le film d’anticipation.

Tu faisais ma mère, c’est vrai.

 

On a beaucoup joué mère et fille hein ?

3 fois, du coup, je ne me souviens plus des autres.

La pub comptoir des cotonniers, ce n’était pas du doublage, c’est de la pub.

On a fait mère et fille sur un film super dur. Ça parlait d’un procès. En fait, c’est la mère qui tue le père, parce que le père violait la mère. C’était déchirant ! C’était dur comme rôle. Je me souviens que je sortais de la pièce quand il y avait des scènes trop dures. Parce que j’étais trop jeune.

Ce n’est pas facile avec les enfants, parce qu’il faut les préserver. Et préserver, alors que tu dois voir l’image, c’est compliqué.

 

Merci d’avoir regardé cette vidéo les petits déglingos. Vous pouvez vous abonner pour suivre les prochains épisodes. Mettre un petit j’aime et un commentaire.

Dites moi qui vous aimeriez voir dans ce format.

Tous les liens pour retrouver Dominique Vallée sont dans la description.

Merci mon petit chaton !

Salut

 

 

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