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Ne réalisez pas de nanars !

Le nanar est un style en soi. N’y voyez aucune allusion aux Bernard(s).

Contrairement au navet, le nanar n’est pas ennuyeux.

Les nanars, classés série B, voire B moins, feront de vous, si vous en êtes les auteurs, de précoces chômeurs… mais laisseront à vos spectateurs de bonnes tranches de franches rigolades !

 

Prenons un genre cinématographique et remontons à la genèse de l’histoire.

 

Silence. Moteur. Action.

 

Des faits tout à fait étonnants se produisirent en Europe Centrale, plus précisément en Transylvanie, au XVIIIe siècle. Ils auraient été qualifiés de sorcellerie au Moyen-Âge et même à la Renaissance.

En effet, un mort, sortant de sa tombe, ne peut être animé que par le Démon.

Mais au « Siècle des Lumières » et des Encyclopédistes on devait à tout prix trouver une explication.

Les autorités judiciaires de l’Empire Austro-Hongrois mandatèrent donc des médecins qui examinèrent les victimes et exhumèrent les morts supposés revenir tourmenter les vivants.

Il fallait constater les faits et en vérifier le caractère matériel.

 

À cette époque, la science prenait parfois des chemins aux allures paranormales.

À côté d’un Benjamin Franklin qui captait la foudre avec un cerf-volant, un certain Frédéric Antoine Mesmer, médecin, fondait la théorie du magnétisme animal…

Et un siècle plus tard, l’un des pères de la technique moderne, Thomas Alva Edison songeait à fabriquer un appareil pour communiquer avec les morts.

Au même moment, à Paris, ville lumière, on pratiquait un spiritisme très à la mode et les guéridons tournaient dans les salons des beaux appartements…

 

Franchement, quelle aubaine pour le cinéma naissant !

 

Une foultitude d’histoires de vampires buveurs de sang allait pouvoir envahir les salles obscures, ce qui tombait quand même bien pour eux.

 

Coincés entre la vie et la mort, ils n’avaient jamais pu atteindre cette fameuse petite lumière au bout du tunnel qui en aurait fait de bons vrais morts. Ils étaient allergiques à la lumière et condamnés aux ténèbres.

Ils ne leur restaient donc qu’à venir nous hanter et nous sucer le sang (car il fait grand faim tout de même !), faisant ainsi des vivants de nouveaux frères et sœurs de sang.

 

Ce genre cinématographique nous offrit de purs chefs d’œuvres, je pense au « Nosfératu le vampire » de Friedrich Wilhelm Murnau et plus récemment, entre autres, à de très esthétiques Dracula hollywoodiens tel celui de Francis Ford Coppola.

Dans ce genre très prisé selon les époques, c’est au beau milieu du XXe siècle, que nombre de nanars furent réalisés. Il suffisait d’avoir une bonne trousse à outils avec ail, pieux en bois, maillet, etc.  Il fallait aussi acheter un ticket d’entrée pour admirer, dans les salles obscures, les nombreux films de la Hammer Films et de son comédien fétiche Peter Cushing.

 

Je vous invite donc à regarder la scène finale de l’un de ces films, en quelque sorte : le morceau de bravoure.

 

 

Cet exemple nous a montré ce qu’il ne faut pas faire !

C’est mieux de bien faire, sans se saigner pour autant.

Non ?

Aussi pour apprendre à bien faire, rapprochez-vous de nous.

 

Cerise sur le gâteau, un extrait d’une version parodique de l’inénarrable Mel Brooks qui lui savait bien faire pour faire croire qu’il ne le savait pas.

Vous me suivez ?

Ce film est intitulé « Dracula, mort et heureux de l’être » et date de 1995, mais sans la Hammer Film et sans Peter Cushing qui avait quitté ce monde, pour de vrai cette fois, en 1994.

2 minutes de pur bonheur !

 

 

Entre temps, pour rester bien vivant, faites donc un don à L’EFS (Établissement Français du Sang). Ça coûte rien. Ça mange pas de pain. Et ça peut sauver des vies…

Voilà, c’est fini.

Amis cinéphiles, réalisateurs en herbe, je vous souhaite une lumineuse journée dans les salles obscures.

À bientôt.

On vous aime.

Michel Voukassovitch

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