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Ces 3 mots n’ont l’air de rien, et pourtant !

SILENCE : Le silence est demandé car seuls vont compter les sons qui correspondent aux images tournées. Tout son parasite, un avion qui passe, une voiture qui klaxonne, un bavard dans un coin, etc. peut nuire gravement à la vidéo que vous réalisez.

MOTEUR : Il faut s’assurer que la batterie est chargée, que la carte mémoire n’est pas pleine, que l’enregistrement a bien commencé et que la prise de son fonctionne. Croire qu’on tourne sans tourner et se donner tout ce mal pour rien, ça serait ballot !

Ah j’oubliais. Il faut aussi allumer la lumière…

ACTION : Voilà ça commence. Vous tournez peut-être votre premier plan… COURAGE.

Mais avant ces 3 mots ???

Soit : Vous avez écrit une fiction, un court métrage, et dans ce cas tout est prêt, planifié, prévu, organisé et ma foi seule la météo pourrait vous poser problème… Quoi que !

Soit : On vous a appelé la veille pour le lendemain, rien n’est prêt et il faut y aller…

Alors lisez cet article pour des considérations d’ordre général et de petites astuces bien utiles.

Clap

Nous allons partir du postulat suivant :

Vous devez réaliser une vidéo courte, d’environ trois minutes, sur un sujet que, manque de chance, vous connaissez peu, dans un endroit où vous n’avez jamais mis les pieds. Vous aurez à y interviewer un expert jamais rencontré, poser de bonnes questions (et vous ne devrez pas paraître idiot car le tournage risquerait de « tourner court »), tirer la substantifique moelle de ses dires, illustrer ses propos, voire ajouter un commentaire intelligent, tout ceci avec une musique bien choisie, un montage dynamique, de belles images, un perceptible enthousiasme, le tout dans le but d’informer, séduire, etc. une cible que vous n’avez pas nécessairement choisie.

Ça commence bien n’est-ce pas ?

D’où l’intérêt d’acquérir d’abord des connaissances puis au fil du temps de l’expérience.

Pas de panique. On a vu pire.

Si dans le cas d’une fiction tout est préparé, les lieux repérés, les matériels de tournage savamment choisis, dans le cas qui nous préoccupe il va falloir aller à l’essentiel !

Vous n’avez pas repéré, vous n’êtes pas allé sur les lieux du tournage une première fois pour identifier les contraintes techniques et esthétiques, vous devez donc choisir un matériel standard pour ce type de reportage classique (interview-illustration), une lumière légère par son poids et efficace pour le résultat escompté, 2 micros-cravate HF plus un micro de secours, un pied, un moniteur de contrôle, etc. Nous entrerons dans les détails une prochaine fois.

L’urgence est deux ordres :

La connaissance du sujet, car vous allez devoir raconter une histoire, et les critères techniques de tournage.

Ce type de vidéo requiert un briefing pour acquérir toutes les informations relatives au sujet. C’est généralement ce que vous aurez. Si tel n’est pas le cas, vive internet ! Vous y trouverez peut-être des informations sur le sujet, sur la personne que vous devrez interviewer etc. Mais pas de problème. Vous aurez un briefing c’est certain, car si l’on vous demande d’aller dès demain tourner cette vidéo c’est dans le but de toucher une cible bien précise ou le grand public. On vous renseignera donc sur elle et sur le contenu de la vidéo. Si la cible est constituée d’experts vous utiliserez leur langage, pour le grand public vous devrez être compréhensible par tous, ou presque en fonction de l’âge. Dans la phase préparatoire, à vous de poser les bonnes questions pour en savoir toujours plus. D’ailleurs peut-être avez-vous, vous-même les bonnes réponses.

Donc préparations sur l’aspect contenu et sur l’aspect matériel. Et à ce stade, on a encore rien fait !

En arrivant sur le lieu du tournage, vous devez impérativement le visiter, sélectionner les différents lieux de tournage, intérieur et extérieur (dans ce cas attention à la course du soleil dans le ciel qui va vous indiquer l’heure la plus propice au tournage). Vous vous entretiendrez avec la personne à interviewer dès votre arrivée, fixerez l’heure de son tournage avec elle, et la mettrez en confiance, car bien souvent elle est encore plus paniquée que vous…

Ensuite, vous ferez en fonction du choix des lieux de tournage et des d’illustrations le film dans votre tête. Avant même d’avoir tourné le premier plan le film existe déjà dans votre tête, vous le voyez déjà ! Le but du jeu est maintenant de faire mieux que ce que vous voyez déjà. Vous aurez en tête tous les plans dont vous aurez besoin pour aboutir à un montage d’une grande efficacité.

La qualité d’un montage dépend de la qualité des plans tournés. Vous pourrez vous faire, comme un pense-bête, la liste des plans à tourner. Vous prendrez soin (et ceci est vrai également pour les interviews et très important pour le montage) de tourner plusieurs fois les mêmes choses sous des axes et des valeurs de plans différentes. C’est pour cette raison que les interviews sont souvent tournées à plusieurs caméras, pour ne pas obliger la personne à répéter ce qu’elle a déjà dit. Mais elle répétera l’interview à votre demande si elle n’est pas convaincante ou si elle commet des fautes de français (ce qui arrive), jusqu’à ce qu’elle soit bonne, à son bénéfice et au votre. A vous bien entendu d’être diplomate.

Nous reparlerons, bien entendu, de tout cela.

Je voulais garder le meilleur pour la fin.

Vous devrez prendre parti, voire prendre des risques, faire des choix esthétiques, des choix techniques, des choix de cadrage, de point de vue, des choix de narration, des choix au service de l’histoire que vous racontez, savoir être drôle, léger, grave, factuel, impliqué, distancié, objectif ou pas…

Enfin, nous en reparlerons peut-être les yeux dans les yeux.

Pour aujourd’hui c’est fini.

COUPEZ, elle est bonne on la garde.

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