Comment réussir dans l’audiovisuel ?

John Williams Steven Spielberg
Aaron Sorkin
Depardieu Bouquet

Est-ce que comédien de doublage, scénariste, compositeur de musique de film, sont des métiers normaux ?

Pas vraiment, ce sont des carrières particulières avec des critères de réussite spécifiques. Ce sont des professions relationnelles, dans la mesure où elles nécessitent de se faire connaitre et reconnaitre. Voici les trois clés principales pour créer ou entretenir le succès :

L’eau a horreur des hauteurs

C’est ce que dit Sun Tzu dans l’art de la guerre.

Plutôt que de chercher les raccourcis en allant vers des professionnels qui n’ont pas besoin de vous, cherchez plutôt ceux qui gagneraient à vous connaitre.

Commencez par les courts-métrages plutôt que les longs, par ceux qui en sont au même stade que vous, plutôt que ceux qui sont déjà loin devant.

Soyez excellent sur un objectif modeste, plutôt que modeste sur un objectif d’excellence.

Parce que l’expérience est incontournable.

Celui qui prend l’escalier qui serpente arrive bien avant celui qui escalade la paroi verticale.

On s’en fout de vous

La seconde clé, c’est un état d’esprit.

Qu’est-ce qui est utile à celui dont j’ai besoin, comment l’aider à atteindre ses objectifs.

Personne ne s’intéresse à vous, sauf peut-être vos parents ou vos enfants.

La réussite vient en rendant service de façon sincère et sans profit immédiat.

La question n’est pas : comment je peux me mettre en avant ?

Mais plutôt : comment je peux aider celui dont j’ai besoin à se mettre en avant ?

Ça se fait beaucoup par l’écoute, par la disponibilité.

Rendez-vous indispensable.

Winner takes all

Le premier rafle tout.

Le compositeur presque aussi bon qu’Alexandre Desplat est probablement 90% aussi compétent que lui mais ne reçoit que 10% des propositions. (probablement celles que AD a refusées)

Ceci nous conduit à la recherche de l’excellence et à la formation continue.

Avec la cinquantaine passée, quand on me pose la question : « combien de temps d’étude faut-il pour devenir compositeur ? » je m’amuse à répondre : « Je ne sais pas, je n’ai toujours pas fini d’apprendre. »

À 85 ans, John Williams continue de travailler six jours et demi par semaine et à composer quelque chose de nouveau chaque jour.

Quand il n’a pas de musique de film, il écrit des concertos.

Charles Aznavour écrit une chanson par jour.

La chance, c’est quand le travail rencontre l’opportunité.

À SCE, nous disons qu’il n’y a pas les bons et les mauvais mais ceux qui sont entraînés et ceux qui ne le sont pas.

Il ne faut jamais s’arrêter de s’entraîner et de progresser.

Nos métiers sont en changements perpétuels, avec des modes, des innovations, rien n’est définitif.

Ce sont les 10% les plus connus qui ont 90% du travail.

Votre objectif est d’être et de rester dans les 10%.